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17 novembre 2008:

Le Conseil International d’Auschwitz fut question notamment de la dégradation rapide de la substance restante des bâtiments à Birkenau

Le 17 novembre, siégea à Varsovie le Conseil International d’Auschwitz, convoqué par le gouvernement polonais et auquel appartiennent Noach Flug, Marian Turski, Kazimierz Albin et Christoph Heubner pour le CIA. Le Conseil était présidé par le professeur Wladyslaw Bartoszewski. Lors de la session, il fut question notamment de la dégradation rapide de la substance restante des bâtiments à Birkenau : dans ce contexte, le directeur Piotr Cywinski rapporta que les travaux de sécurisation des ruines de la chambre à gaz et du crématorium no 3 à Birkenau avaient débuté. Au cours des travaux, on a trouvé dans la terre un dé à coudre et un petit chat blanc en porcelaine qu’un enfant a probablement gardé serré dans sa main jusqu’au dernier moment. À la fin du débat, Marian Turski lança un appel spontané : « Un appel, un cri résonne au-dessus du mémorial d’Auschwitz-Birkenau. Les objets qui sont restés sont massivement menacés. Si nous ne commençons pas très vite une importante action de préservation, les baraques, les artefacts et les objets restants s’écrouleront très bientôt. Seuls les négateurs d’Auschwitz triompheraient : il n’y aurait plus de preuves du génocide, plus de preuves de l’Holocauste. Voulons-nous vraiment être les spectateurs de ce désastre ? Nous avons besoin d’une somme d’argent importante, environ 60 millions d’euros : il s’agit là de beaucoup d’argent, mais pas plus d’argent que l’aide financière reçue ces derniers jours par les banques ruinées. Auschwitz-Birkenau n’a pas été uniquement une horreur inimaginable et une catastrophe pour les Juifs, pour les Sinti et Roms, pour les Polonais, les prisonniers de guerre russes et un grand nombre d’autres victimes. Non – et soyons honnêtes – ce fut une tragédie pour l’Europe entière, une tragédie dont finalement toute l’Europe également porte la responsabilité. C’est pourquoi, nous – les survivants d’Auschwitz-Birkenau – souhaitons que la préservation du Musée, ce lieu du souvenir et des preuves, soit reconnue comme une mission par le « gouvernement de l’Europe ». En d’autres termes, par la Commission européenne et également le Parlement européen ».

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