|
![]() | |
![]() |
15 janvier 2010 « Don de mémoire »Une nouvelle qui fit le tour du monde : le vol de l’inscription figurant au-dessus de la porte d’entrée du camp principal d’Auschwitz : « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre). Aujourd’hui, on présume que le vol a été commandité, depuis la Grande-Bretagne, par un collectionneur nazi d’extrême droite, ce dernier ayant passé la « commande » en direction de la Pologne, par le biais de contacts au sein de la scène nazie en Suède. L’inscription – un mensonge, comme tous les prisonniers le savaient bien et en faisaient quotidiennement l’expérience personnelle. Toutefois, ce que la plupart ignoraient, c’était que l’inscription contenait un message subversif : le survivant, Tadeusz Szymanski, rapporte une conversation qu’il a eue, quelques années après la libération, sous la porte du camp, avec un autre survivant qui avait dû travailler dans la serrurerie du camp et qui lui signala que, lui et ses camarades, lorsqu’ils avaient reçu l’ordre des SS de souder l’enseigne, avaient sciemment mis à l’envers la lettre « B » du mot « Arbeit ». Une démonstration du respect de soi et de l’affirmation de soi dans un environnement dans lequel tout droit de l’homme était abrogé ! Afin de rappeler l’importance du lieu Auschwitz, des victimes et des causes, mais également afin de rendre hommage à l’aptitude à se remémorer qui est uniquement l’apanage de l’homme, le Comité International d’Auschwitz offre en 2010, 65 ans aprèsla libération d’Auschwitz, le « Don de mémoire » sous forme du « B » mis à l’envers dans le mot « Arbeit » sur la porte du camp d’Auschwitz : to B remembered. L’idée de la sculpture vient de la Française Michèle Déodat qui est, depuis longtemps, proche de la tâche du Comité International d’Auschwitz. La conception de la sculpture a été réalisée par l’artiste berlinois, Lutz Brandt. Le façonnage des sculptures est exécuté par les apprentis de Volkswagen AG à Hanovre : depuis vingt ans, les apprentis de Volkswagen Coaching s’engagent, conjointement avec des élèves polonais, pour la préservation du Mémorial d’Auschwitz et dans les entretiens avec les survivants du camp.
|
|
|
| |