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Prise de position concernant le concept d’une nouvelle grande exposition principale au sein du Musée d’État d’Auschwitz-BirkenauAujourd’hui, dans le monde entier, Auschwitz est devenu le mythe de la terreur et le synonyme d’un crime contre l’humanité mais l’histoire concrète du complexe des camps national-socialiste des années 1940-1945 ne se trouve plus guère au centre de l’intérêt de la société des médias mondialisée. C’est pour cette raison également qu’il est extrêmement difficile, plus de cinquante ans après la création de la première grande exposition principale au sein du Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, de créer une nouvelle exposition principale qui soit conforme à l’état actuel des recherches et des connaissances et qui permette de tenir compte du nombre annuel de visiteurs de ce lieu s’élevant à plus d’un million. Entre temps, des attentes multiples, formulées par des groupes d’intérêts individuels visant souvent des objectifs différents, s’expriment vis-à-vis de ce lieu de mémoire d’Auschwitz-Birkenau, déclaré « site du patrimoine mondial ». Dans tous les pays, la politique étatique de la mémoire est déterminée par des images nationales de l’histoire ; ainsi les narrations historiques en Pologne se distinguent-elles de celles des États-Unis, d’Israël, d’Allemagne ou de Russie. Après leur libération, les survivants d’Auschwitz vécurent dispersés dans le monde entier et témoignèrent pour préserver la mémoire des camps d’extermination. Les anciens détenus vivant en Pologne sécurisèrent, peu après leur libération, les terrains des camps, à savoir le camp principal (Stammlager) d’Auschwitz et Auschwitz-Birkenau, et veillèrent à ce que l’État polonais, dès juillet 1947, établisse ces sites comme Mémorial d’État. Dans les décennies suivantes, les gouvernements communistes polonais préservèrent le Mémorial d’Auschwitz en tant que lieu de mémoire national majeur. Toutefois, grâce au travail du Comité International d’Auschwitz, créé en 1954, le Mémorial a toujours été également un lieu de mémoire international, ce dont témoignent le Mémorial international à Birkenau et les expositions nationales. Les changements politiques de l’année 1989 placèrent ensuite le Mémorial d’Auschwitz-Birkenau dans le champ de vision du public international. Grâce à la création d’un Conseil International pour le Mémorial d’Auschwitz-Birkenau en 1990, sous la présidence de Wladyslaw Bartoszewski, les survivants obtinrent une voix importante dans la discussion sur les concepts futurs et l’aménagement du Mémorial. Au cours des années suivantes, il apparut à quel point les visions différaient les unes des autres et avec quelle lenteur la concrétisation de projets individuels progressait. Comme grand projet, il reste dorénavant l’élaboration de la nouvelle exposition principale. Outre la difficulté de trouver un consensus général sur les grands axes thématiques, le plus grand problème réside dans la tâche de représentation, au sein d’une exposition à Auschwitz I (camp principal), du génocide des Juifs européens perpétré à Auschwitz II (Birkenau). Le concept fourni en novembre 2009 pour la nouvelle exposition prévoit trois sections :
Pour conclure, nous insistons une nouvelle fois sur l’importance des témoignages des survivants pour le savoir acquis entre temps sur le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Peut-être sera-il quand même possible, dans le cadre de l’exposition, de créer un endroit dans lequel les visiteurs pourront voir des films et entendre des enregistrements sonores concernant des récits personnels de survivants d’Auschwitz. Barbara Distel
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