CIA :: Comité International d'Auschwitz

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28.01.2017

Première de "La Passagère" à Gelsenkirchen, inspirée de la nouvelle portant le même nom, œuvre de la survivante d’Auschwitz Zofia Posmysz

 
 
Screen "Passagierin"

 

 

 

À l’occasion du 72e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau

En 1960, un couple allemand voyage sur un paquebot transatlantique. Walter est diplomate et sa femme Lisa se réjouit de laisser l’Allemagne derrière elle. Une passagère à bord inquiète Lisa qui croit reconnaître cette femme. Lisa se sent menacée par la présence de cette dernière et révèle à Walter des choses de son passé, restées secrètes jusqu’à ce jour. La passagère s’appelle Marta et était prisonnière au camp de concentration d’Auschwitz. Là-bas, Lisa a été gardienne. La découverte de la passagère replonge Lisa dans les affres de son passé et la contraint non seulement à avouer la vérité à son mari mais également à se l’avouer à elle-même.

Dans sa nouvelle intitulée « La Passagère » (1962), la survivante d’Auschwitz, Zofia Posmysz, décrit une rencontre fictive entre coupable et victime. Lisa raconte un à un les évènements qui se sont déroulés à Auschwitz et sa relation avec Marta. Lisa est persuadée d’avoir uniquement aidé Marta et d’avoir même rendu possible une rencontre avec Tadeusz, l’amant de celle-ci. Plus l’évocation de l’horreur progresse et plus Lisa s’empêtre dans ses propres contradictions, jusqu’au moment où elle tente finalement de se libérer par une confrontation directe. Elle est toutefois incapable de soutenir le regard de Marta.

En 2012, Zofia Posmysz reçut l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne. À cette occasion, Christoph Heubner, le vice-président exécutif du Comité international d’Auschwitz, déclara ce qui suit :

« Vous êtes honorée : pour votre travail d’auteur et de pédagogue mais également pour votre attitude humaine, chrétienne, envers vos semblables et la vie. Mais – et cela est plus important – la République fédérale allemande est également honorée par le fait que vous, chère Madame Posmycz, qui avez tant souffert à cause des Allemands et avez vu souffrir vos codétenus, acceptiez cet honneur – en tant que signe d’un nouveau début.

Puisant dans l’obscurité d’Auschwitz, vous assemblez avec une patience infinie et un espoir éternel les mots que vous dictent les images de votre mémoire et de votre cœur : vous décrivez les hommes, vous nous décrivez : afin que nous sachions qui nous sommes et ce qui peut également nous arriver : Tu es un homme ! Tu dois te décider ! Constamment, quotidiennement, ici et aujourd’hui. »